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Mardi 03 Avril 2007
Nous, professionnels de la récupération d'eau de pluie, avons décidé de lancer  une campagne synchronisée de courriers RAR à Messieurs Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin.

Cette campagne sera relayée dès le 04/04/2007 par des dizaines entreprises du secteur.

Ces courriers sont retranscrits ci dessous:


QG de Campagne

Monsieur Nicolas SARKOZY

18 rue d’Enghien

75010 Paris

Le 4 avril 2007

Lettre Recommandée avec AR



Monsieur,


Nous vous prions de trouver, ci-jointe, une copie de la lettre que nous avons adressée à Monsieur Le Premier Ministre, afin que vous n’ignoriez pas que vous y êtes cité.

Nous sommes plusieurs sociétés individuelles et indépendantes, réparties sur le territoire, en phase de lancement depuis 3 ou 4 ans, dans la branche du Développement Durable, et plus particulièrement dans la spécialité de la récupération de l’Eau de Pluie.

Pour nous tous, le travail fourni, l’énergie et l’argent dépensés sont considérables. C’est un métier nouveau, qui n’est pas encore codifié, mais dont les différents acteurs, que nous sommes, possèdent parfaitement la connaissance et la maîtrise. Pour beaucoup, nous avons plusieurs dizaines d’années de service dans l’industrie. Nos niveaux techniques ne sont plus à prouver. Nous faisons partie de ces seniors qui ont inventé une partie de l’industrie d’aujourd’hui et qui en sont La Mémoire. Nos compétences sont encore intactes et modernes.

Tous, nous avions misé sur le crédit d’impôt, entré en vigueur le 30 décembre 2006 par l’article 200 quater du CGI. Mais le fruit du travail acharné de nombreux députés et dirigeants de nos petites entreprises est proprement anéanti par le déni de quelques fonctionnaires qui s’arrogent le droit de trancher sur des points techniques pour lesquels ils n’ont pas la compétence, ne tenant aucun compte des réalités techniques existantes.

Nous avons écouté, avec attention, vos interventions sur les grandes chaînes de télévision. Vos arguments étaient très convaincants. Vous avez promis de ne laisser personne sur le bord du chemin et vous avez promis d’œuvrer pour le Développement Durable. Vous avez, aussi, déploré le rejet des seniors qui sont le socle des entreprises françaises.

Si le décret d’application de l’article 200 du CGI n’est pas mis en application, maintenant, dans son intégralité, une grande partie de nos petites entreprises, prometteuses d’emplois et d’innovations, ne survivront pas. C’est contraire à tous les discours que vous avez pu tenir jusqu’à maintenant.

Ministre sortant du gouvernement actuel et candidat à la Présidence de la République, vous avez le pouvoir de parler, en notre faveur, à Monsieur Le Premier Ministre, pour lui demander d’obtenir, d’urgence, par son autorité, la publication d’un décret d’application conforme à la loi.

Nous l’avons dit dans la lettre au Premier Ministre, nous faisons savoir, à tous, notre position et celle de nos collaborateurs : si nous ne récupérons pas le droit acquis que nous vole l’administration sortante, nous nous tournerons vers un candidat qui a de vraies ambitions pour nos entreprises. Nous ne voulons ni disparaître, ni être la risée de l’Europe écologiste.

Nous sommes convaincus que vous comprendrez notre détresse et l’urgence de la situation, et nous sommes confiants sur l’aboutissement de notre démarche auprès de vous.


Nous vous remercions par avance et vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de notre profond respect.



______________________________________________________________________________

M. Le Premier Ministre

Hôtel de Matignon

57, rue de Varenne

75700 Paris

Le 4 avril 2007

Lettre Recommandée avec AR


Monsieur le Premier Ministre,


Après de longs débats au Sénat et à l’Assemblée Nationale, dans le cadre de la Loi sur l’Eau, l’article 200 quater du CGI a été modifié et mis en vigueur le 30 décembre 2006 afin d’accorder un crédit d’impôt de 25% aux ménages qui équiperont leur habitation d’un système de récupération d’eau de pluie.

Ce vote a pris en considération tous les aspects du problème, y compris les aspects d’ordres sanitaires. Au lieu de soutenir cet amendement, Madame Nelly OLIN, Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable s’y était opposée. Mais la majorité l’a désavouée.

Cette loi s’applique donc à compter du 1er janvier 2007. Le décret d’application qui devait suivre se fait attendre. Mais, surtout, il ne reprend pas les objectifs recherchés par les députés, à savoir : économiser l’eau potable là où il n’est pas nécessaire de la gaspiller, c’est à dire, et entre autres, les WC et les lave-linge.

Le CSHP expliquait, dans un avis du 5 septembre 2006, pourquoi l’utilisation de l’eau de pluie serait à proscrire dans l’habitat. Dans ce bulletin, en face des arguments d’ordre sanitaire, le CSHP ne tenait aucun compte des moyens techniques existants et fiables pour se garantir des «supposés» risques sanitaires. Avec de tels raisonnements, l’homme n’aurait jamais du inventer l’énergie atomique, ni l’avion, ni l’allumette, car il y a des risques partout.

En tant que professionnels de l’industrie, nous ne sommes pas qualifiés pour apprécier la légitimité administrative du CSHP, mais nous le sommes pour ce qui est de sa compétence technique. Tout comme vous, Monsieur SARKOZY, que vous soutenez dans sa campagne présidentielle, répète, à qui veut l’entendre, que la France regorge de compétences techniques. Mais alors, pour ce qui est de la récupération d’eau de pluie, sommes-nous tellement incompétents, que quelques uns s’arrogent le droit de méjuger une loi qui a été validée à l’Assemblée Nationale ?

Deux ministères ont la charge de régler les modalités d’application de l’article 200 quater du CGI. Qu’ont-ils fait ? Ils ont adopté l’avis du CSHP au mépris du vote démocratique. Ces gens, qui s’autorisent à manœuvrer dans l’ombre, n’ont pas entendu les professionnels de la branche et rejettent d’office la pénétration de l’eau de pluie dans l’habitat. Que savent-ils de la technique ? Les Allemands, les Belges et bien d’autres pays dans le monde ont déjà rendu obligatoire, eux, la récupération de l’eau de pluie pour les usages domestiques. Sont-ils fous ? Sont-ils malades ? Comme d’habitude, ils sont plutôt très en avance sur nous.

Désavouer l’utilisation de l’eau de pluie pour les usages domestiques, c’est la mettre hors la loi et réduire le droit de chaque français à user de l’article 641 du code civil.

C’est aussi désavouer, Monsieur le Premier Ministre, vos propres paroles enflammées du 4 octobre 2006 à La Villette, dans votre conférence sur « l’environnement et l’innovation, qui créeront les emplois de demain». Son contenu, porteur d’espoirs, augurait des avancées enfin significatives. On peut d’ailleurs le relire à l’adresse Internet suivante :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/interventions_premier_ministre_9/conferences_presse_526/conference_presse_mensuelle_premier_56995.html

Limiter ce crédit d’impôt aux usages liés au jardin et à la voiture, c’est défavoriser une majorité de Français des plus modestes qui n’y trouveront plus d’avantage financier. C’est les priver d’une protection légitime contre les problèmes de sécheresse et les inexorables trains d’augmentation du prix de l’eau potable. C’est décourager les bonnes volontés écologiques.

Il y a plus grave : brider cette évolution, c’est manquer l’occasion unique de codifier, normaliser, développer et organiser, avec les professionnels, les métiers nouveaux dans la récupération d’eau de pluie. C’est donc ouvrir la porte à tout ce qu’il y a d’illégal en l’absence de réglementation : les installations non conformes, les installations dangereuses, le travail non-déclaré, la perte de recettes de TVA etc…, c’est faire le jeu de ce que dénonce le CSHP.

Les conséquences, sur un plan économique, ne sont pas moins graves : dissuadée par les propos du CSHP, la majorité des citoyens ne sera plus motivée, ni moralement, ni financièrement, pour l’exploitation de l’eau de pluie. Ce marché est pourtant prometteur, mais les projets de création d’entreprises et d’emplois, et les projets d’investissements et d’innovations seront abandonnés. Là encore se sera un échec.

Quant au plan moral ? Seuls les gens aisés pourront se permettre d’investir jusqu’à 16.000€ (selon l’article 200) dans des équipements hauts de gammes, bien sécurisés et conformes aux normes, pour remplir leurs piscines, arroser leurs parcs paysagés et laver leurs voitures de luxe, en récupérant jusqu’à 4.000€ de crédit d’impôt. On frise le scandale !

Enfin, ce «non-décret» est un sauf-conduit en blanc pour les trusts qui tirent de super-profits financiers de la distribution d’eau potable.

Madame Nelly OLIN a commencé ses adieux aux milieux dans lesquels elle évoluait. Elle laisse, derrière elle, ce «non-décret», inabouti, comme une bombe à retardement. Comme tout ministre ou fonctionnaire, elle aurait dû être au service des citoyens.

Aujourd’hui, les citoyens ont des besoins concrets. L’idéologie politique est en perte de vitesse. Ils revendiquent de pouvoir récupérer l’eau de pluie, tout comme ils revendiquent de pouvoir vendre leurs salades, l’accès à emploi ou le maintien de certains services publics.

Rappelons-nous le discours de Jacques Chirac à Johannesbourg, le 2 septembre 2002 :

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs […] et nous en sommes tous responsables ».

La France a 30 ans de retard en récupération d’eau de pluie. L’année 2007 sera plus sèche que 2006 (selon Madame OLIN). Les Français devront donc encore subir des restrictions.

Vous ne pourrez pas dire, Monsieur le Premier Ministre, que vous ne saviez pas !

Tout le monde attendait, depuis fort longtemps, ce vote à l’Assemblée Nationale sur le crédit d’impôt. Le 30 décembre 2006, c’était acquis. A fin mars 2007, tout est remis en cause. Comment peut-on miser sur l’avenir avec ces volte-face des gens supposés diriger le pays ?

Pour un avenir moins aléatoire de notre profession, notre position est claire : à l’occasion des élections présidentielles de 2007, nous nous tournerons vers un candidat qui a des objectifs sérieux et qui peut afficher des résultats concrets au sujet de l’eau et de l’ « Aqua-citoyenneté ».

La présente lettre est diffusée à notre Corporation et sur Internet, et nous faisons connaître notre position partout. La multitude d’internautes concernés directement par les problèmes de l’eau et du crédit d’impôt sont très attentifs et communiquent en permanence.

Il y a urgence. Rendez au Français ce qui leur appartient, c’est à dire une stricte application de l’article 200 quater du CGI. Ce geste sera un signe important, apprécié à sa juste valeur.



Avec tout le respect que nous vous devons, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de notre très haute considération.


publié par Franck Gourbeyre dans: Environnement
Jeudi 08 Mars 2007

Non contente de vouloir minimiser l'utilisation de l'eau de pluie, notre ministre de l'écologie tourne le dos aux éléphants.

Qui va enfin la remettre à sa place: loin de ce ministère...??? Un ministre de l'écologie devrait se battre pour l'écologie et non céder à des lobbies...

L'histoire:

IFAW et une coalition d'organisations écologiques françaises ont envoyé une lettre ouverte au Président de la République Chirac Vendredi 2 mars 2007 suite au refus de la Ministre de l'écologie et du développement durable Mme N.Olin de soutenir la proposition soumise conjointement par le Kenya et le Mali visant à instaurer un moratoire de 20 ans sur le commerce de l'ivoire en vue de la prochaine CITES qui aura lieu à La Haye cette année.

Monsieur le Président,

Du 03 au 15 juin 2007, La Haye accueillera la 14ème Conférence des Parties de la CITES où, encore une fois, le débat inhérent à la réouverture du commerce de l’ivoire pourrait avoir d’importantes implications pour la survie de cette espèce emblématique qu’est l’éléphant d’Afrique.

Nous souhaitons de nouveau attirer votre attention sur la proposition soumise conjointement par le Kénya et le Mali, officiellement soutenue par le Togo et le Ghana, qui requiert l’instauration d’un moratoire de 20 ans sur le commerce international de l’ivoire brut et travaillé.

Cette initiative, révélatrice d’un effort de conservation africain sans précédent, d’ores et déjà appuyée par de nombreux pays d’Afrique (francophone notamment), vient de se voir refuser le soutien de Madame Nelly Olin…pourtant ministre de l’Ecologie et du développement durable !

Cette décision scandaleuse est en premier lieu une insulte faite à la plupart des Etats africains dont les populations d’éléphants sont en constant déclin car décimées par un braconnage croissant visant à alimenter le commerce illicite international de l’ivoire. Au Sénégal, par exemple, seul dix éléphants subsistent alors qu’ils étaient près de 300 dans les années 70.

Qualifier ce moratoire de ''contre-productif'' ou encore de ''pas acceptable'' est un déni des réalités identifiées par les auteurs de ladite proposition et du document de travail qui l’accompagne :
  • Plus de 41 tonnes d’ivoire ont été saisies au cours de ces deux dernières années lesquelles ne représentent que 10 à 15% de la contrebande réelle selon les autorités douanières ; Les cargaisons d’ivoire saisi sont généralement en provenance des pays d’Afrique australe où l’existence d’un commerce licite de l’ivoire facilite le blanchiment de l’ivoire illicite ;
  • Près de 20 000 éléphants seraient braconnés annuellement pour alimenter le commerce illicite très lucratif de l’ivoire essentiellement à destination des pays d’Asie ;
  • Le braconnage s’est intensifié depuis la dernière Conférence des Parties (Bangkok, oct.2004) catalysé par une augmentation de la demande pour cet or blanc dont le prix au marché noir en Chine a presque triplé en deux ans. En juin 2006, ce dernier pouvait atteindre 750 USD/kg (200 USD/kg en 2004).
  • Le manque de régulation des marchés domestiques légaux de l’ivoire tant en Afrique qu’en Asie ainsi que l’absence de systèmes stricts d’enregistrement et de certification de l’ivoire brut ou travaillé procurent les conditions propices à l’existence d’un commerce illicite florissant face auquel les agences de lutte contre la fraude des Etats de l’aire de répartition des éléphants se trouvent démunies. L’application des règlements de la CITES devient alors un véritable défi.
L’instauration d’un moratoire de 20 ans sur le commerce de l’ivoire s’avère donc crucial pour permettre entre autres :
  • La restauration des populations d’éléphants notamment dans les pays d’Afrique francophone où celles-ci sont fragmentées, de plus en plus isolées, donc très fragilisées ;
  • La mise en place de mesures adaptées à la lutte contre la fraude en améliorant les capacités des Etats de l’aire de répartition de l’éléphant d’Afrique;
  • L’élaboration de nouvelles méthodologies permettant de mieux juguler et maîtriser le commerce illicite ;
  • L’application d’un strict contrôle du commerce intérieur de l’ivoire au sein des pays désignés comme importateurs ;
  • Le renforcement des mesures de lutte contre le braconnage ;
Ce moratoire permettra aussi de sauver la vie de nombreux rangers. En effet, la France ne peut ignorer que chaque année, des gardes paient de leur vie leur engagement en faveur de la conservation des ressources naturelles.

Le Tchad est aujourd’hui endeuillé par la perte de 3 de ses gardes froidement abattus par un gang ayant massacré plusieurs centaines d’éléphants pour leur ivoire dans le Parc national de Zakouma fin janvier. En réponse à ce carnage, l’ensemble du stock national d’ivoire (1,83 tonne) a été brûlé sur décision du président tchadien Idriss Deby !

Monsieur le Président, nous connaissons votre attachement au continent africain et votre engagement passé en faveur de la conservation de l’éléphant et votre opposition au commerce de l’ivoire. Nous sollicitons donc votre intervention de toute urgence auprès de Madame Nelly Olin afin que la France soutienne fermement la proposition soumise par le Kénya et le Mali.
publié par Franck Gourbeyre dans: Environnement
Samedi 03 Mars 2007

Voilà que deux ministres veulent réduire la portée de cette avancée en matière d'écologie et de gestion de l'eau qu'est le crédit d'impôt concernant la récupération d'eau de pluie.

Le ministre de l'environnement, qui devrait être la première concernée par l'économie d'eau potable que cela représente, et le ministre de la santé, qui devrait nous expliquer comment ce qui fonctionne depuis 30 ans en Allemagne et en Belgique (où il est obligatoire d'équiper toute nouvelle construction) est dangereux pour nous français, veulent minimiser cette avancée en la réduisant à sa plus simple expression: l'arrosage.

Ces ministres ne se rendent même pas compte que leur attitude met en périls des centaines d'emplois qui se sont créés autour de cette activité dans notre pays.

De plus, tout comme nos parlementaires qui ont voté ce texte, je parle ici des parlementaire UMP vu que les socialistes ont tous voté contre (voir les résultats des votes sur le site de l'assemblée), je ne parle même pas de Mme Royal qui comme d'habitude était la grande absente des débats (normal pour quelqu'un qui a signé le pacte écologique de Nicolas Hulot), les deux ministres savent très bien que l'eau de pluie dument filtrée et désinfectée par générateur UV (déjà utilisé par ceux mêmes qui nous vendent l'eau potable et agréé par la DDASS) ou électropéroxydation (procédé sous licence CNRS) ne présente aucun risque pour la santé et, de plus, les réseaux d'eau de pluie et d'eau de ville étant séparés, le risque est quand même limité. Je ne connais personne qui va boire dans la cuvette des chiottes !!!

Il est donc clair que nos deux ministres au caractère frondeur tentent de détourner l'esprit d'un texte voté par les représentants de la Nation !

Mais quelle en est la cause ?

De là à dire que nos deux ministres sont plus que sensibles au lobby des vendeurs d'eau "potable" (il y aurait beaucoup à dire sur l'eau du robinet, personnellement je m'abstiens d'en boire) il n'y a qu'un pas que je franchirai allègrement.

Je pense qu'il serait tant dans ce pays que tout le monde se prenne en main et fasse le boulot pour lequel il est payé.

Je rappelle que les lois sont votées par le Parlement, que les ministres doivent rédiger les décrets d'application dans le respect le plus strict de l'esprit de la loi et pour le reste, laissons les professionnels de la récupération d'eau de pluie, qui sont des gens responsables, faire leur métier dans la règle de l'art.

 

publié par Franck Gourbeyre dans: Environnement
Jeudi 16 Novembre 2006

A l’attention de tous ceux pour lesquels, même après le film d'Al Gore, le changement climatique reste encore un concept abstrait, un jeune étudiant américain en design, David Bleja, a récemment mis en ligne un site qui permet de visualiser les émissions de CO2 "en temps réel", pour chaque pays du monde.


Il suffit de vous connecter sur le site de son projet Breathing Earth pour obtenir cette mappemonde animée qui signale, pendant le temps de votre connection, les tonnes de CO2 émises… mais aussi les naissances et les décès (chiffres globaux et surtout par pays).

Ce projet est évidemment une simulation fondée sur des historiques de données officielles des Nations-Unies ou d’autres instances, mais cette nouvelle manière de voir le monde contribue néanmoins à faire prendre conscience de notre responsabilité, à chaque instant, face à ces enjeux …

On apprend ainsi qu’en France, 1000 tonnes de CO2 sont émises chaque seconde et demi : autant dire que le changement commence maintenant, dans le quotidien de chacun (le site renvoie d’ailleurs l’internaute vers www.ecofoot.org, un calculateur d’empreinte écologique individuelle proposé dans toutes les langues par l’organisation-mère du concept, Redefining Progress) !

Pour en savoir plus : www.breathingearth.net et www.ecofoot.org

publié par Franck Gourbeyre dans: Environnement
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